09 juin 2007
Oh, GOth.
No, you just can't imagine how much I love him yet.
Mais je ne devrais pas m'attacher.
C'est bientôt holydays.
Et j'ai déjà des envies de rentrée.
Envie de chocolat.

08 juin 2007
Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine...

A nos joies passées
A nos ailes à nos étoiles
A la vie comme à la mort
Nous tomberons nous rêverons encore
A nos coeurs volés
A nos flèches en lambeaux
Nous serions mille
Nous serions deux
Le coeur battant
Le coeur glorieux
Nous trouverons un ciel
Un ciel sans l'amour de dieu
A nos secrets à nos trésors
A la vie comme à la mort...
Enfin.
Je renaîs.
Autour des oliviers palpitent les origines, infiniment se voir rouler dans la farine...

« Désillusionnée avant l’âge, je dégueule sur la facticité des sentiments. Ce qu’on nomme l’amour n’est que l’alibi rassurant de l’union d’un pervers et d’une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l’inéluctable Solitude. Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon cœur est châtré, je fuis l’affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel ; Eros planque une faux dans son carquois. L’amour, c’est tout ce qu’on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l’orgasme. C’est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je prône l’hédonisme mondain, il nous épargne. Il nous épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d’enfance, les amis communs, les artistes préférés, le mal de vivre, se détacher, s’engueuler, revenir ensemble tout en sachant que c’est mort au fond, et puis plus rien.
Souffrir... »
Cessons de vivre à moitié.

"On vit...comme des cons. On mange, on dort, on bosse, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore...Chaque jour est l’inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on bosse autre chose, on baise quelqu’un d’autre, on sort ailleurs. Mais c’est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l’éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu’on s’en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l’inconnu. Du pire. Et puis qu’on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu’à ce que le sang gicle...
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l’amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu’on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l’accident. On boit trop d’alcool, on frôle...Ca fait peur aux parents. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d’autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent les chèques à la fin du mois. Et on les déteste parce qu’ils donnent tant et si peu. Tant pour qu’on puisse se foutre en l’air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s’estompent. On est comme un électron libre. »
